Thursday, April 27, 2006

La conscience verte

Ouh la ! j ai bien fait de rentrer au bercail hier et de pas prolonger la rando dans le Nelson lake national park. Grosse pluie toute la journee du dimanche, alors rien de tel que de s installer tout confort dans un fauteuil, avec the et biscuits, et de preparer le reste de la visite de l ile du sud, le Lonely Planet a la main. Et la pauvre Hollandaise qui doit etre pas trop loin de la Travers Pass. Je suis un peu inquiet pour elle car elle n a pas beaucoup d experience de ce genre de meteo.
Dans l apres midi je visite le bureau du DOC qui affiche une petit expo sur la nature au Nelson lake. On y apprend que les forets du coin sont presque uniquement composees de Beech trees, 4 especes differentes, et que ces arbres delivrent, de par l action d insectes presents dans leur ecorce, du honeydew (vous irez pecher vous meme la traduction exacte au dico !), residu nourissant pas mal d oiseaux du coin (Robin, kakas,...). Dans cet ecosysteme a l equilibre fragile fut introduit l abeille qui malheureusement, en plus de devorer les insectes originaires de ces foret, vient se servir dans le pot commun du honeydew. Bref ca chamboule tout. D autres animaux introduits par erreur dans le parc viennent aussi mettre en danger des especes vulnerables: les rats et belettes s en prennent par exemple aux kakas.
Vu l interet que portent les neo-zelandais a la conservation de leur patrimoine, le "Roto-iti Nature Discovery Project" fut mis en place il y quelques annees pour controler et diminuer l impact de ces especes "non-originales". Mise en place de pieges, poisons et autres systemes.
Autre initiative courante: les Neo-zelandais, afin de sauvegarder et multiplier certaines especes en voie de disparition, ont cree a travers le pays des zones "onshore" et "offshore". Des petites iles isolees servent de maternite a des especes animales et vegetales. Une fois a l age adulte, ces especes sont reintroduites dans des zones speciales sur les deux iles principales. Ainsi depuis 2002, une dizaine de kiwis ont ete remis en liberte dans le Nelson lake NP et viennent fouler deleurs grosses pattes des zones de ces forets.
Tres encourageant de voir que dans ce pays beaucoup de gens se sentent concernes par l environnement.

Monday, April 24, 2006

Nelson Lake Birthday Party: Come On !

(Les rivieres limpides du Nelson Lake National Park)

Apres 11 jours a jouer les apprentis Woofer et les copilotes, me voici de nouveau libre et pret a relancer les hostilites. Allez, en route on continue la visite de l ile du Sud par un approche directe sur le Nelson Lake National Park.

Ce parc, repute pour ses longues vallees, ses passes et ses immenses lacs d origine glaciaire (Rotoroa et Rotoiti) ne renie pas son cote Alpin. Le coin compte plusieurs sommets pointant a plus de 2000 metres et a cette periode de l annee le manteau blanc a commence a revetir ca et la les endroits les plus eleves. Avec ces cols enneiges, voici donc un bien beau paysage pour franchir le cap des 28 ans. Et J ai prevu quelques petits extras pour feter ca joyeusement ! Et grace aux petits cadeaux recus de Belgique, ce moment, le dernier annif de ma vingtaine, sera surement tres special.

Ce matin 08h30 j enclenche la premiere et me voila parti pour une etape de 20 kms, pour ainsi dire assez facile, genre "promenons nous dans les bois". Apres 3 heures a grandes enjambees, j atteins la chouette et toute nouvelle speargrass hut. Pour tout dire l ouverture de celle-ci est prevue la semaine prochaine et au passage, avec les ouvriers, on boit une tasse de the au sacre boulot effectue. Dans ces coins recules, tous les materiaux et outils sont transportes par helico. Quant a l ancienne hutte (de la generation "tole" et non "bois"), elle va faire son bapteme de l air tres bientot en direction de Blenheim ou une place au musee l attend ! La suite du chemin fait place a des forets "barbe a papa" et pour permettre le passage de zone tres humide, des especes de pontons en bois ont ete construits aux endroits les plus difficiles. L infrastructure des parcs nationaux est franchement entretenue et configuree de main de mettre par le DOC (Department Of Conservation). Chapeau ! Apres 6 heures de marche, je deboule sur une vue grandiose du lac Rotoroa. La fonte des glaces il y a 8000 ans a laisse place a un lac d une 20 ene de kilometres de long, entoure par des sommets d environ 2000 metres plongeant a pic dans les reflets argentes de ce reservoir naturel. Arret a la sabine hut, celebre pour sa vue grandiose et ses sandflies... On se fait bouffer par des bestioles voraces. Ah, entre elles et moi c est la guerre ! Tiens prend ca sale bete !
Ouef, l armada des sandflies aura quand meme eu le dernier mot ! Une nuit horrible et plus on gratte, plus ca gratte ! Mais oublions ce detail car today c est un jour tres special. Et le hasard a dit:"Laurent, aujourd hui, tu te trouveras dans la seule hutte de Nouvelle-Zelande avec du telephone !" Et comme certains petits genies ont bien compris le coup du decallage horaire (19 avril en Belgique), et bien au pied du lit on me souhaitait deja super gentillement un joyeux anniversaire de 29 ans. Merci beaucoup ! En plus ce sera certainement pas tout car j ai qqch pour ce soir... Anyway, l etape d aujourd hui aura ete bien plus variee qu hier avec une marche de 15 kilometres le long de la riviere Sabine, tantot dans des sous-bois, tantot dans des plaines laissant place a des vues incroyables sur les sommets enneiges (Mt Franklin et Cupola). Tiens, a la hutte j ai recupere un baton de marche (avec triple amortisseur pour absorber les chocs, rigole pas!) oublie par une tete en l air. Y a pas a dire, ca aide vachement une canne, particulierement a mon age avance ! J ai pris un de ces coups de vieux moi ! Ce soir c est la fete a la West Sabine hut... On va celebrer mon annif avec les gens de passage. Et les sandflies ne sont pas de la partie cette fois. Par contre 3 bons kets de la region pointent leur nez vers 16h, et alors qu on etait en train de manger, je file au frigo naturel chercher ma... bonne bouteille de sauvignon blanc "Forrest Estate 2005"! Fallait voir la tete des neo-zelandais, tout sourire et se marrant a l idee que j avais pu m encombrer de ce nectar pendant 40 kms et... sans en boire UNE goutte ! Alors on a trinque et discute avant le bouquet final: le cake et les bougies. Ici, au fin fond de ces montagnes, c est un moment unique et je suis bien content de pouvoir le partager avec Brian, Linda et Karen qui semblent s emerveiller de l instant. Tiens, ca les epate tellement qu ils m invitent a manger chez eux quand je passe dans leur coin. Juste avant que tombe la nuit sur mon gateau et mes 28 ans, c est une petite chanson qu ils me chantent en coeur ces bougres. Trop sympa. Et dans l ordre des choses, je decouvre alors, un peu a l ecart, et sous un ciel brillant de mille etoiles, les petites surprises arrivees tout droit de Belgique. Sans aucun doute le dernier annif de ma vingtaine fut magique et vient conclure une decennie du meme cru.
Malgre la surprise party de la veille, point de repit en ce vendredi. Apres avoir fini le restant du cake, je pars a l assaut de la Travers Pass qui, situee a 1800m, relie les vallees Travers et Sabine. Apres une montee pas super sympa, j en arrive a jouer les equilibristes sur les gros bouders menant au sommet enneige. Point de panorama en ce jour mais plutot puree de poix et bruine. Mieux vaut ne pas trainer dans ce lieu inhospitalier ! Descente express vers la Upper Travers Hut ou le gastronome en culotte courte se regale d un plat du jour en tout point irrecommandable: tartine choco et le reste du fromage... Avec ce poids dans l estomac, il reste plus qu a debouler a toute allure a travers forets et racines, racines et forets (un peu lassant de temps en temps), rester sur le cul devant les impressionantes Travers waterfalls, et arriver enfin a ma suite imperiale de la John Tait hut. Soiree sympa avec Doreen, une hollandaise de 22 ans bien heureuse que je lui offre the et soupe chaude. Ah ces jeunes meme pas un rechaud dans leur sac ! c est donc Lolo qui regale et ce soir, vu comment j ai charge en buches le feu ouvert, c est ambiance tropical ! Esta mucho calor !
Malgre les danses de sioux autour du feu d hier, ce matin c est de nouveau la douche froide point de vue meteo. J ai decide de ne pas trainer en route et avec un peu de souffle et d endurance je double l etape pour finir la rando un jour a l avance. En plus, depuis deux jours j ai cette vision qui ne cesse de me torturer l esprit: je suis persuade que quelqu un est venu se servir dans ma boite de conserve laissee sur le parking au fond des bois. C est vrai que l endroit ou j ai laisse ma voiture n est pas tres sur et j ose meme pas imaginer la catastrophe si on venait vider le coffre. Aargh quel stress en approchant de la voiture. Rassure, elle est la, mais quoi des vitres, portes, coffre,... Hey mais tout est OK. Ouf ouf la rando se termine bien. C est fou comme on peut se faire un film parfois ! Aah les 4 derniers jours auront ete du grand cinema.

Sunday, April 16, 2006

ZK-EBX, clear for take-off

(Bi-plan WW1, Omaka Aerodrome)

Mardi, 02.00 GMT, base d Omaka. Le captain K. Wilkey et son first officer "low-rent" sont clear for take off runway 30 pour un bi-annual flight review. Full power, 55 knots et decollage en douceur du Piper Archer II, de son petit nom "echo bravo x-ray" (EBX).
Et oui mardi j ai pris la voie des airs pour un check avec le chief flight instructor du Marlborough aeroclub, un des plus anciens club du pays (1920). Apres les traditionnels exercices de decrochage, d aterrissage d urgence, ou de feu en cabine, je pensais avoir fait le tour. Que nenni, c est que le chef avait garde le meilleur pour la fin !
-"Low-Rent, nous evoluons en region montagneuse et je veux vous montrer que cet avion peut tourner dans un mouchoir de poche si il le faut."
Et pour la demo, a la place du mouchoir de poche et bien on a trouve ca... :
-"Dirigez vous vers cette etroite vallee et arrive a la fin, encercle par les cretes, vous vous rendez compte que les nuages sont trop bas que pour franchir la passe".
Beinh oui la faut faire demi-tour chef ! Mais c est qu il y a pas beaucoup de place !
Mais comme il est dit que le chef doit toujours avoir raison, alors me voici a l attaque d un virage serre a faible vitesse pour finalement sortir du trou de souris. Ouf, c est chaud ce genre de tournants quand on vient du plat pays qui est le mien.
De jolies manoeuvres de montagne dans de jolis paysages, car du ciel c est une vue a l infini sur deux immensites liquides qui se degustent: le bleu du pacifique jusqu aux cotes chiliennes et le vert des vignes jusqu a la bouteille de sauvignon blanc dans mon frigo.
Retour a la base d Omaka ou le captain Wilkey semble satisfait de son first officer "low-rent", qui lui meme est tres heureux en passant a la caisse, probablement la premiere fois que ca arrive. Buy one get one free, j en ai eu pour mon argent: ces deux heures de vol me reviennent le prix d une heure en Belgique. Ca doit etre le prenom qui aide !

Vous avez dit wwoofing ?


Ce terme barbare ayant pris racine en 1971 en Grande-Bretagne pour ensuite s exporter en NZ n est ni plus ni moins que l abreviation de "World Wide Opportunities on Organic Farms". En quelques mots, la Nouvelle-Zelande, LA patrie de la production organique, possedent quelques centaines d exploitations banissant, avec + ou - de fermete, l usage de tout procede non naturel (chimique) dans l agriculture ou l elevage. Tres bien mais... dire adieu a ces quelques substances miracles du docteur Mabuse c est aussi devoir dire bonjour a une main d oeuvre supplementaire: c est du boulot de vouloir produire bio. Alors ces British, toujours bien malin quand il s agit de resoudre des problemes d emploi, se sont dit qu il y avait la un bon deal a faire avec tous ces voyageurs au long cours, bien souvent sans permis de travail. En echange de 4 a 6h au champ, on vous offre le toit et le couvert. Alternativement, cela donne l opportunite de promouvoir les techniques bios et de faire se rencontrer les gens.
Mais c est une bonne idee pour moi ca ! Un petit mi-temps qui me permet d economiser logement et nourriture et de financer, indirectement, mes heures de vol a l aeroclub du coin. Voila donc pourquoi depuis une dizaine de jours je suis sur des projets aussi importants que tondre la pelouse, couper du bois, planter des arbres ou... promener Samy dont tout le monde a vu la photo. Je voulais aussi rencontrer des locaux et bien... c est des fromages locaux que je me farcis ! Une famille hollandaise etablie depuis 1989 dans cette propriete d 1 hectare peuplee egalement de 5 moutons, 5 poules dont 2 retraitees (faut voir leur tete !), un chien, un chat et... 1 woofer (moi pfrrr !).
Euh... mais ca n a rien d une ferme organique ca... Et non et c est bien ca le probleme je trouve. Pas mal de gens avec des grandes proprietes ont vu l astuce pour trouver des bons gars s occupant du jardin. On a juste plante un petit potager de mauvaises herbes au fond du terrain histoire d apparaitre dans le guide du wwoofing et se faire ainsi connaitre. Un peu dommage d une certaine maniere car j aurais aime apprendre un peu plus du terme "organique". Neanmoins c est quand meme positif: une experience de plus a rajouter au CV entre aviation et informatique ! Et puis le proprio m a laisse essayer son kayak de mer ce vendredi dans une baie du coin... ou s etaient justemment donnes rdv les flippers en folie. Magique de naviguer avec les dauphins.

Sunday, April 09, 2006

Les belges du bout du monde

Une table, 6 belges devant un bon gigot et degustant un verre de sauvignon blanc de la maison, dans une demeure noyee au milieu des vignes du Marlborough, la a 20 000 et 1 kilometres de l Atomium, c est un chouette dinner plein de bonne humeur qui pointe son nez.
Vendredi soir j ai rencontre Jean-Charles et Marguerite Vanhove. Passes a l emission de radion "les beles du bout du monde", ces 2 compatriotes et leurs enfants ont franchi le pas en 1996 en venant s installer dans cette magnifique region afin de lancer l appellation "clos marguerite". Un superbe vignoble de 10 hectares, aux petits soins des proprietaires, pour offrir un sauvignon raffine et fruite. Leur petite production est essentiellement destinee a l exportation vers des restaurants belges et europeens.
Apres avoir jette un oeil sur la production, j ai eu la chance de gouter du "bourru", c-a-d du vin avant fermentation, donc tres proche d un jus de fruit. Pour Jean-Charles et Marguerite les vendanges sont maintenant terminees et ils peuvent consacrer un peu de temps a la phase marketing, peut etre le + gros du travail, avant de recommencer avec le "pruning", la taille des vignes. "un peu comme des bonzais" rajoute Jean-Charles.
Coup de chapeau a ce magnifique projet, a leur enthousiasme et gentillesse. Et on peut dire que les interets se rejoignent: j ai achete le bouquin "how to make good wine in NZ and Australia" et j apprends que Jean-Charles a la passion des avions et suit des cours de pilotage a l aerodrome ou je vais me rendre d ici peu. Pinard et helices mais... "24 hours between bottle and throtle" comme disait mon instructeur a St Hubert.

Fabiola, madame pipi a Wellington !

(la famille royale en visite au pissodrome de Wellington)

A mon arrivee en Nouvelle-Zelande, charge comme un baudet, j avais laisse mon sac des grandes affaires inutiles a Wellington. Quelle bonne idee le lolo il a eu de promener son PC (la tour!) de Tournai a Amsterdam en passant par Tokyo, Auckland et Wellington. Un PC globetrotter c est pas courant ! Bref, maintenant que l immense espace de rangement de la Mazda n attend plus que de recevoir du monde, j en ai profite mardi et mercredi pour faire un saut de possum jusqu a la capitale pour retrouver mes encombrants. Aah qu est ce qu on se sent riche d un coup avec 1 pull, 1 jean et 2 paires de chaussettes supplementaires.
Et tant qu a rester dans le luxe, je me suis offert un petit extra... oui enfin meme trois... 3 bonnes pintjes de chez nous. Radieux, RADIEUX j etais apres ma Leffe, ma Chimay bleue et mon Orvael. A Wellington se trouve le Belgian beer cafe "Leuven". Mis en place par Interbrew (enfin Inbev...), ces enseignes sont au nombre d une douzaine dans le monde. Le decor est parait-il en import direct de cafe ayant ferme boutique chez nous. Pour les connaisseurs l ambiance est dans le style de la Mort Subite a Bruxelles. Murs jaunis et paroies en bois, grandes banquettes et rampes en cuivre, miroirs, mais... pas de tronc pour jouer au "clou" comme au relais du vieux comte. Snif... Bon c est bien fait quand meme tout comme la carte qui propose une vingtaine de bieres autour desquelles sont faconnes des mets bien de chez nous: Stoemp, Waterzoi, moules, lapin a la Leffe,...
"J ai bien mange, j ai bien bu, j ai la peau du ventre bien tenduuuuuuue",... et alors que j ouvre la porte des WCs, PAF ! Frontal avec Fabiola ! Et oui c est elle, la, juste en face de moi... sur la porte des toilettes a nanas. Stupefait je me retourne et BOUM ! J ai l honneur d avoir le roi Baudouin (tchuu ti, toujours en forme) pour me montrer les urinoires. Eh eh... beinh si Philippe et Mathilde sont passes par ici lors de la visite princiere, ils ont surement apprecie !
Je peux donc dire sans peine que le "Leuven" c est un bar, des pintes et des toilettes royales SVP.
A Wellington j ai aussi rencontre... un simulateur de vol de Boeing dans une gallerie commerciale. Pas courant ca ! Alors pour une fois que je faisais du leche vitrine, la porte s est ouverte et on m a invite a prendre place dans ce simu de 737 - 800 (les memes que copain Ryanair). Bien sympa le captain qui m a fait un briefing de la machine et m a encourage a aller voler dans le coin. Tiens au fait, a savoir si on engage des pilotes en Nouvelle-Zelande, il me repond: " But air NZ is screaming for pilots here, mate". Over.

Tuesday, April 04, 2006

Quand Maubray ressuscite au milieu des vignes

(Les vignes du Marlborough surveillees par le Mont Rileys en arriere plan)

Le titre de l article n est parlant que pour les Tournaisiens... Desole. Mais l explication suit.

Apres m etre enrichi davantage intellectuellement que financierement dans la Golden Bay, j ai repris la route pour venir me poser dans la magnifique region du Marlborough, a Renwick, au Nord Est de l ile du Sud. Ici, il y a une trentaine d annee, Monsieur Montana a eu la superbe idee de s adonner au jardinage et a plante la premiere vigne de la region. Et sans miracle aucun, celle ci s est multipliee au centuple et envahie maintenant toute la plaine de la riviere Wairau. J ai devant moi le plus grand vignoble de Nouvelle-Zelande avec a gogo: Sauvignon blanc, Chardonnay, Pinot gros, Pinot noir, Riesling. Et maintenant on produit meme du rose, de la biere et de la liqueur !
Alors la grande activite du coin, vous l aurez bien devine, c est le wine trail ! Beinh tiens, dimanche dernier j ai enfourche non plus un velo de gonzesse comme au Japon mais un espece d engin hybride (capable de vous ramener a destination comme bob) ... pour une tournee generale des vignerons du coin. Pour quelques dollars vous avex acces a quelques grand crus et ca se deguste. Fini Isostar et autre boisson energetique. A l avenir ce sera sauvignon blanc a la gourde !

Et Jesus prit la coupe de vin et dit "ceci sera de la Elf competition pour les moteurs de Kart". Et oui, j ai redecouvert, avec bonheur un endroit similaire a ce que fut le regrette Maubray (10kms de Tournai), endroit mythique pour les quelques tournaisiens comme moi qui venaient lisser le bitume au volant de leur petit bolide. Aah paix a son ame. Ici pres de Renwick, alors que je m emerveillais a voir tournoyer ces fabuleux avions de la premiere guerre mondiale au dessus des collines entourant l aeroclub du Marlborough, j ai d un coup entendu, porte par le vent, ce son si famillier (un peu comme des moustiques en pleine bourre) de moteur de karts. Juste de l autre cote du terrain d aviation avaient lieu, sur la piste du Marlborough Kart Club, une manche du championnat local. Moi qui adore le grand air, c est toujours avec plaisir que je renifle cette odeur enivrante (deja qu avec le blanc j etais pas frais...) de moteur de compet. Aah c est plein de bon souvenir qui reviennent a l esprit en une fraction de seconde. Nostalgie nostalgie. C est chouette de voir des courses avec cet esprit amateur qu on connaissait a Maubray. Ici c est un peu pareil:BBQ, certains roulent en T-Shirt (les fous!),... Par contre pas de Michel de Ruyter pour nous raconter une bonne blague! Et puis cocorico (le coq wallon...) a une societe belge qui s est exportee jusqu ici: Alfano, des ordinateurs de bord pour kart (chrono, temperature d eau,...) dont j ai moi meme experimente les premiers modeles. Ca fait plaisir de voir des autocollants www.alfano.be sur la majorite des chassis.

Voila les dernieres nouvelles. J ai dans la tete de rester un moment dans cette belle region du Marlborough. Se pose un peu et... prendre la cle des airs. Aah ce petit aeroclub du Marlborough a tout pour plaire ( www.marlboroughaeroclub.co.nz ).